Jon Wilson (Président et COO, Grass Valley) : Klaus, j’entends beaucoup parler de cette demande croissante pour un look cinématographique dans la production live. Tout le monde semble vouloir cette esthétique soignée à la manière du film. De votre point de vue, qu’est-ce qui alimente cette tendance et qu’est-ce qu’il faut pour que les caméras offrent une telle qualité en production en temps réel?
Klaus Weber (Directeur, marketing produit, Grass Valley) : Jon, tu as tout à fait raison — c’est un grand changement. Le public s’attend à une expérience plus immersive, semblable à un film, même lors des productions en direct. Pour y parvenir, il faut créer une faible profondeur de champ et une profondeur visuelle riche. Mais le défi, c’est d’équilibrer ce look cinématographique avec les exigences uniques de la production en direct. Par exemple, bien que les capteurs grand format comme le Super35 soient excellents pour créer une faible profondeur de champ, ils ne sont pas toujours pratiques dans des environnements rapides où la mise au point précise est cruciale.
Jon : Ça fait du sens. Alors, ces capteurs plus gros fonctionneraient-ils dans toutes les situations, ou y a-t-il des limites?
Klaus : Ils ont leur place, mais ce ne sont pas une solution universelle. Les capteurs Super35 jumelés aux objectifs à monture PL sont fantastiques pour les gros plans et les plans contrôlés. Mais pour les photos à longue distance — comme capturer de l’action sur une grande scène — les imageurs 2/3″ restent la référence. Ils offrent une profondeur de champ plus profonde, assurant une mise au point nette à différentes distances, ce qui est crucial dans les situations réelles.
Jon : J’imagine que maintenir un look cohérent à travers plusieurs caméras est un autre défi. Comment gérez-vous cela?
Klaus : Exactement, Jon. C’est un aspect crucial. Quand vous utilisez différents types de caméras — que ce soit des caméras au ralenti, des installations compactes ou des unités sans fil — vous avez besoin d’une reproduction, d’une dégradation et d’une netteté des couleurs cohérentes. Le traitement avancé du signal et l’appariement des couleurs deviennent essentiels ici pour assurer l’uniformité, peu importe le type de caméra.
Jon : Et je suppose que le type d’obturateur joue aussi un rôle?
Klaus : Oui. Un obturateur global est indispensable dans les environnements en direct, surtout lorsqu’on photographie autour de murs DEL ou d’autres écrans électroniques. Les volets roulants produisent souvent des artefacts inacceptables dans les productions professionnelles en direct. Fait intéressant, bien que plusieurs caméras numériques de cinématographie équipées de capteurs Super35 n’aient pas d’obturateurs globaux, nos solutions sont conçues pour éviter ces problèmes.
Jon : Il s’agit donc de trouver le bon équilibre – en tirant parti des imageurs Super35 et 2/3″ en fonction des besoins de chaque prise de vue?
Klaus : C’est exact, tout est une question de déploiement stratégique. Chaque format de capteur a ses forces, et en les combinant intelligemment, nous pouvons créer un look cinématographique sans compromettre la clarté, la mise au point ou la réactivité en temps réel exigée par la production en direct.
Jon : C’est fantastique, Klaus. Je suis sûr que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Pour ceux qui souhaitent explorer ces concepts plus en profondeur, où peuvent-ils en apprendre davantage?
Klaus : Pour une analyse détaillée des exigences et des configurations optimales de caméra, je vous recommande de consulter notre livre blanc sur l’obtention de l’aspect film en production live. Il couvre tout, des choix de capteurs au traitement du signal avec beaucoup plus de détails. Vous pouvez le trouver ici!



